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Syndrome de l'imposteur - ou comment on parvient à s'autosaboter

Dernière mise à jour : 23 mai 2022

Je viens de sortir d'un lunch très sympathique au cours duquel nous avons abordé le sujet du syndrome de l'imposteur. Comment est-il venu sur la table... tout simplement parce que je venais de raconter en bref parties de ma carrière et terminais en mentionnant mon manque de légitimité à me mettre en avant pour développer la partie commerciale de mon activité. Mon interlocutrice me dit: "syndrome de l'imposteur, je connais!". Bref, je la regarde, elle me regarde. Nous sommes toutes deux à la même enseigne.


Encore une! Mais pourquoi cette charmante jeune femme ressent-elle ce manque de confiance en elle? Alors que moi, lorsqu'elle me décrit sa vie, ses rebondissements, je vois son aisance à en parler, sa fierté émaner d'elle sur certains sujets, et ma première intuition c'est: elle m'épate. Pas du tout l'impression d'avoir 'un imposteur' devant moi.


Nous sommes beaucoup à avoir vécu ce mal-être. Il arrive à tout le monde des situations où nous ne sommes effectivement pas compétents (on a survendu ou on s'est retrouvé emmanché dans un processus) ou tout simplement prêts (fallait bosser dessus mais on a préféré une partie de FIFA avec le fiston la veille).


Quand ce sentiment d'imposture se prolonge, revient à la charge régulièrement et que pourtant nous 'délivrons' ou ‘assurons’ ce qui est attendu ... c'est là que cela devient problématique. Quelque que soit l'évènement en question, on ramène tout à soi : je ne suis pas assez ceci ou cela, je n'ai pas fait ceci ou cela. Nous devenons victime de notre propre arbitrage qui est en réalité faussé par notre propre niveau d'exigence. Un peu comme le chat qui se mord la queue ou la personne qui s'autoflagelle.

Grand débat intérieur, frustration et insatisfaction nous accompagnent, et bien souvent passent inaperçu pour les autres tandis que nos proches s'agacent de nous voir tourner en rond.


Alors, c'est quoi ce syndrome de l'imposteur? N'étant ni clinicienne ni grand sage, je vais en donner ma définition perso: un grand foutu manque de confiance en soi que notre jusqu'auboutisme ou perfectionnisme vient narguer sans relâche.

Comment s'en débarrasser?

Mauvaise nouvelle, je ne pense pas qu'on puisse s'en débarrasser totalement. Chaque fois que l'on se trouve en zone de stress ou d'inconfort, il revient au grand galop.


Par contre, nous pouvons apprendre à le reconnaître et à le gérer. Apprendre à vivre avec cette petite voix, reconnaître quand elle se manifeste et maintenir son emprise à un niveau raisonnable.


Des techniques existent pour prendre de la hauteur, remettre les choses en perspective, rappeler à soi des éléments positifs qui vont permettre de rabattre le caquet à cette petit voix. Toutes reposent sur un principe essentiel: acter les réussites et l'impact de nos actions avec l'aide de point(s) de vue extérieur. 'Acter', c-à-d en prendre acte, quel que soit sa forme du moment que vous puissiez vous poser et vous les remémorer. Pourquoi d'un ‘point de vue extérieur’? Parce que nous y donnerons plus de crédit (sinon la voix pourrait se mentir à elle-même ;-)).

Pas simple vous me direz? Je confirme, mais réaliste et réalisable.


Après tout, si vous êtes victime du syndrome, c'est que vous voulez constamment vous améliorer, non? Qu'est-ce qu'un apprentissage de plus? On s'y met tout de suite??

P.S.; vouloir toujours plus et toujours mieux est un superbe atout que tout le monde n'a pas...


Petit article sympa sur LinkedIn sur comment maîtriser ce sentiment d'imposture.

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